Pour aller à l’essentiel :
La Citroën GS a marqué l’histoire automobile avec plus de 1,9 million d’exemplaires produits entre 1970 et 1981, accompagnée de la GSA jusqu’en 1986. Ces modèles utilisaient principalement une motorisation 4 cylindres à plat, avec des versions rares comme la Birotor au moteur Wankel birotor, qui malgré sa puissance de 107 ch affichait une consommation élevée. Leur polyvalence se reflète aussi dans leurs variantes break et commerciales très prisées par les amateurs de voiture ancienne.
La Citroën GS n’est pas seulement une voiture ancienne, elle incarne un équilibre rare entre innovation technique et plaisir de conduite. Souvent méconnue, elle offre pourtant une tenue de route exceptionnelle grâce à sa suspension hydropneumatique et une boîte 5 vitesses, ce qui la distingue dans la catégorie des voitures de collection. L’enjeu est de comprendre comment ces caractéristiques impactent la fiabilité et la valeur sur le marché actuel. Après une analyse approfondie, il sera possible d’évaluer l’intérêt réel de ce modèle dans une perspective d’achat, de restauration ou de collection.
Citroën gs: Historique et évolution des GS et GSA
Projets historiques C60, F et G
Dans les années 1960, Citroën a expérimenté plusieurs projets pour combler le vide existant entre les petits modèles populaires et les grandes berlines, en visant le segment des voitures moyennes. Le projet C60 de 1960, dessiné par Flaminio Bertoni, préfigurait déjà certains éléments esthétiques et techniques, notamment un moteur 4 cylindres à plat refroidi par air.
Par la suite, le projet F lancé au début des années 1960 comportait plusieurs versions, dont un modèle équipé d’un moteur quatre cylindres à plat d’1 litre, ainsi qu’une déclinaison haut de gamme avec moteur à pistons rotatifs Wankel et suspension hydropneumatique. Malgré des innovations comme un hayon avant la Renault 16, ce projet fut abandonné en 1967 en raison de soucis techniques et financiers.
Enfin, le projet G, démarré en 1967, avait pour but de commercialiser un nouveau véhicule rapidement, avec un design signé Jean Giret et des éléments hérités du projet F. Ce fut finalement la base de la Citroën GS présentée en 1970.
Dates clés de production GS et GSA (1970-1986)
La Citroën GS a été produite de 1970 à 1981, totalisant environ 1,9 million d’exemplaires. Elle fut suivie par la GSA, fabriquée entre 1979 et 1986 avec près de 577 000 unités produites. Cette seconde génération apportait plusieurs évolutions importantes comme un hayon relevable, facilitant l’accès au coffre, et des finitions modernisées.
Les GS et GSA se déclinèrent en berlines, breaks, versions commerciales et plusieurs séries limitées, dont la GS Basalte (1978), la GSA Tuner (1982), le break Cottage (1983) et la GSA Chic (1984). Ces modèles, aujourd’hui recherchés, renforcent l’attrait de la marque auprès des collectionneurs.
Citroën gs: Fiche technique et motorisations
Motorisations et cylindrées (1015 à 1299 cm³)
La Citroën GS et la GSA embarquent principalement des moteurs 4 cylindres à plat (boxer) refroidis par air, avec des cylindrées variant entre 1015 cm³ et 1299 cm³. Les premières versions GS utilisaient un moteur de 1015 cm³ délivrant 55,5 ch, qui souffrait cependant d’un couple faible, entraînant une consommation supérieure à la moyenne et une conduite nécessitant des rétrogradations fréquentes.
La puissance et la fiabilité ont été améliorées au fil des années avec l’introduction progressive de moteurs 1129, 1222 et 1299 cm³, offrant de 56 à 65 ch. Sur certaines GSA, notamment la X3, une boîte 5 vitesses courte améliorait les performances et la tenue de route. Une exception notable reste la version Birotor à moteur Wankel birotor de 995 cm³ × 2 (équivalent 1990 cm³) produisant 107 ch, qui présentait une forte consommation et des problèmes de fiabilité mécanique.
Boîte, performances et consommation
Les GS et GSA étaient équipées de boîtes manuelles à 4 ou 5 rapports, ainsi qu’en option d’une boîte semi-automatique à 3 rapports appelée C-Matic. Les performances varient selon les versions : la vitesse maximale va de 147 km/h sur les modèles d’entrée à 175 km/h pour la GS Birotor.
La consommation moyenne oscille entre 9,3 L/100 km pour les moteurs 1015 cm³ et 12,8 L/100 km pour le moteur birotor. Dans la pratique, la consommation du birotor peut atteindre jusqu’à 20 litres, ce qui limite fortement son autonomie quotidienne et augmente significativement le coût d’utilisation, expliquant partiellement son retrait rapide du marché. Par ailleurs, certaines opérations mécaniques spécifiques telles que le remplacement de l’embrayage ou du silentbloc de boîte s’avèrent complexes et longues, requérant parfois la dépose complète du moteur.
Marché et valeur: annonces et cote des GS/GSA
Le marché des Citroën GS et GSA d’occasion est actif, avec des prix qui varient considérablement selon le modèle, l’année, la rareté et l’état général du véhicule. Ainsi, une GSA en bon état peut se négocier entre 2 500 et 10 000 euros, voire davantage pour des exemplaires restaurés ou des séries spéciales prisées telles que la GS Basalte.
Les annonces actuelles affichent une offre importante, illustrant l’intérêt persistent pour ces modèles. La cote tend à évoluer en fonction de la raréfaction de certaines versions, notamment les breaks ou les exemplaires avec conduite à droite, ainsi que la popularité croissante des voitures anciennes et de collection.
Le retour d’expérience. « Privilégier un véhicule avec une histoire claire et un entretien documenté est essentiel pour limiter les frais et préserver la valeur sur le long terme. »
Ressources: clubs, communautés et conseils d’achat
Clubs et communautés
Les passionnés de Citroën GS et GSA bénéficient d’une communauté active avec de nombreux clubs dédiés qui offrent conseils, échanges techniques et organisation de rencontres. Ces clubs sont une ressource incontournable pour l’achat, l’entretien et la restauration des modèles, en particulier face aux spécificités techniques comme la suspension oléopneumatique simplifiée ou la motorisation atypique.
Conseils d’achat et entretien
Avant l’achat, il est crucial d’examiner minutieusement le soubassement et les passages de roue où la corrosion peut être importante. La vérification de la disponibilité de factures d’entretien, la présence de pièces d’origine et l’état des organes mécaniques permettent d’éviter des frais conséquents. L’entretien régulier de la suspension hydropneumatique et le contrôle des disques de frein inboard sont des points clés à ne pas négliger.
Les opérations les plus délicates concernent le remplacement de l’embrayage et du silentbloc de boîte qui demandent une dépose moteur complète, donc un budget temps et coût à anticiper. Enfin, pour ceux qui envisagent un usage régulier, un modèle avec moteur 4 cylindres à courroie crantée et une boîte 5 vitesses s’avère pertinent pour améliorer la tenue de route et réduire la consommation.
Expériences et fiabilité: retours d’essais et entretien
Conduite et tenue de route
La Citroën GS est reconnue pour sa tenue de route exceptionnelle, notamment grâce à sa suspension hydropneumatique simplifiée qui procure un confort supérieur et une grande stabilité. La direction à crémaillère sans déport nul offre une maniabilité remarquable et précise, avec un faible rayon de braquage. Le freinage est assuré par quatre disques assistés à haute pression, avec un frein à main à câbles sur les roues avant qui demande un réglage régulier.
Fiabilité et retours d’usagers
Les premiers modèles de 1970 à 1972 ont parfois souffert de problèmes mécaniques, notamment une usure prématurée des cames et une surconsommation d’huile liée à l’étanchéité des joints. Ces défauts ont été corrigés par la suite avec les évolutions moteur et un entretien soigné. La corrosion des passages de roue reste un point sensible.
Les GS équipées du moteur birotor, malgré leur puissance accrue, ont présenté une consommation élevée et une usure rapide des segments, ce qui a conduit Citroën à leur retrait. La majorité des autres modèles, correctement entretenus, offrent une fiabilité honorable. Le coût d’entretien est à prévoir notamment pour des interventions complexes telles que le remplacement de l’embrayage ou du silentbloc de boîte exigeant la dépose complète du moteur.
FAQ — Citroën gs
Quel est le prix d’une Citroën GS ?
Le prix d’une Citroën GS d’occasion varie généralement entre 2 500 et 10 000 euros selon l’état, la rareté et le modèle, avec des exemplaires rares ou restaurés pouvant dépasser ces valeurs.
Quelle est la puissance de la Citroën GSA ?
La puissance de la Citroën GSA varie selon la motorisation, allant de 56 à 65 chevaux pour les moteurs 4 cylindres à plat, avec des versions spécifiques offrant jusqu’à 107 chevaux pour la GSA Birotor.
Quelle est la date de sortie de la Citroën GS ?
La Citroën GS a été officiellement présentée et mise en production en 1970, marquant un tournant dans le segment des voitures moyennes de Citroën.
Combien de chevaux a une Citroën GS ?
La Citroën GS dispose de moteurs dont la puissance varie entre 55,5 et 65 chevaux selon la cylindrée, avec une exception notable de 107 chevaux pour la version Birotor à moteur Wankel.
Quelles sont les caractéristiques principales de la suspension de la Citroën GS ?
La suspension de la Citroën GS est une suspension hydropneumatique simplifiée, offrant un confort supérieur, une tenue de route exceptionnelle et une grande stabilité, ce qui est une de ses principales qualités reconnues.
Quels sont les points à vérifier avant l’achat d’une Citroën GS ou GSA ?
Avant l’achat d’une Citroën GS ou GSA, il faut vérifier soigneusement la corrosion des soubassements et passages de roue, l’état des pièces mécaniques, la disponibilité des factures d’entretien, ainsi que le fonctionnement de la suspension et des freins.
Publié par : Pierre Boucheron — Rédacteur spécialisé en automobile
Relu, corrigé et validé par : Aurélie Vanhove — Rédactrice en chef
Mis à jour le 27 septembre 2026

Pierre est passionné d’automobile et motard. Il partage ses découvertes, ses essais routiers et son regard sur l’actualité du monde motorisé. Simple amateur de belles mécaniques, il écrit avant tout pour le plaisir de transmettre sa passion.




